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 La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]

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MessageSujet: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Mar 11 Fév - 20:38


Il faisait beau ce jour-là, un soleil radieux dehors, et les oiseaux chantaient. Et pourtant, la jeune Déesse n'éprouvait aucune envie de sortir de son abri. Cela faisait plusieurs jours que Sylla été arrivée à Colossus City, peut être même plus d'une semaine qu'elle avait été secourue et recueillie par Joe. Elle n'avait pas vraiment fait attention au temps qui s'était écoulé depuis son arrivée, bien trop occupée par le temps qui s'était écoulé entre son époque à elle, et celle où elle se trouvait à présent. Assez longtemps en tous cas pour former quelques habitudes.
Après avoir été quelque peu tourneboulé par la présence sensuelle de la jeune femme, Joe était quand même retourné au travail, en la laissant seule chez lui pour la journée. En la retrouvant chaque soir chez lui bien sagement, sans qu'elle n'ai rien cassé ni dérangé, il du sans doute s'habituer à sa compagnie et gagner en confiance et en tranquillité d'esprit.

Sylla, curieuse mais timide n'avait aucune intention de s'aventurer au dehors. Elle avait, pour la plus grande part de sa vie, toujours été une esclave d'intérieur et n'avait jamais rêvé d'ailleurs. Elle avait toujours préféré la douce sécurité d'un foyer. Elle s'était toujours sentie timide et fragile et craignait un peu le monde extérieur et ses agressions.
A ces habitudes, il fallait ajouter le fait qu'elle se trouvait à présent dans un monde qui lui était totalement inconnu. La langue, même, lui était totalement étrangère. Elle tentait d'en apprendre peu a peu des notions grâce à Joe et avec l'aide d'une étrange tablette électronique qui pouvait traduire ce qu'elle écrivait, mais elle était encore très loin de pouvoir soutenir une conversation ni de comprendre toutes les nuances de ce qui pouvait se dire au dehors.
Pour tenter de se familiariser encore davantage avec ce monde et cette langue, elle avait aussi découvert la radio. Cela parlait beaucoup et faute de pouvoir tout comprendre, cela la familiarisait avec l'accent et de nouveaux mots.
Et puis, il y avait la musique.
A son époque, Sylla n'avait pas souvent eu l'occasion d'entendre la musique. Ses maitres s'attachant souvent à elle, ils évitaient de l'emmener à des fêtes et la gardait précieusement chez eux sous clé, ce qui ne l'avait jamais dérangé, timide comme elle l'était. Elle avait tout de même entendu quelques chansons et quelques notes de musique au cours de sa vie, mais rien, rien qui ne puisse ressembler de près ou de loin avec les sons qui sortaient de cette étrange boite.

Sylla ne comprenait pas tous les mots, et pourtant elle chantait, seule dans la maison de Joe. Elle chantait en phonétique et dansait, sensuelle et gracieuse sans réfléchir à ses mouvements, appréciant le confort de la solitude.
Sylla n'en avait absolument pas conscience, mais elle chantait mieux que les chanteurs et les chanteuses de la radio. Sa voix était plus mélodieuse, plus sensuelle, plus ensorceleuse. Lorsqu'elle s'était perdue dans le désert autrefois, elle avait chanté pour la première fois pour se changer les idées et avait ainsi séduit tous les animaux alentour par son chant. Même les poissons avaient bondis hors de la rivière pour mieux l'entendre chanter et ainsi, elle n'eu jamais a souffrir de la faim. La naïveté de Sylla l'avait mené a croire qu'il s'agissait d'un comportement normal de la part des animaux curieux des êtres humains. Elle ignorait alors ce qu'elle était.
Elle n'avait pas beaucoup chanté depuis, songeant peut être que son chant dérangerait les autres, trop timide pour oser leur casser les oreilles.

Elle ne réalisait pas qu'on pouvait la voir a travers les fenêtres de la petite maison. Elle dansait, avec légèreté et sensualité dans la fine robe blanche que Joe lui avait offert. Quand elle tournait sur elle-même, il apparaissait flagrant qu'elle ne portait aucun sous vêtement. C'était quelque chose qu'elle n'aimait pas porter, elle trouvait ça contraignant.
Elle ne cherchait rien d'autre qu'a s'amuser, n'ayant aucune conscience de la sensualité de ses gestes. Contrairement a la plupart des femmes, Sylla n'a jamais eu a faire le moindre effort pour être belle ou séduire, elle l'a toujours fait presque malgré elle, et du coups, elle ne réalise pas vraiment le pouvoir qu'elle a et l'effet qu'elle fait aux gens.


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MessageSujet: Re: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Mer 12 Fév - 16:24

Descent of the Archangel


C'était un beau jour. Le soleil au beau fixe, une chaleur agréable régnait; le temps idéal pour flâner et se prélasser dans un petit coin champêtre, histoire de rester loin de l'agitation quotidienne. Ce serait le programme de n'importe qui désireux de changer d'air et n'ayant pas d'obligation.
N'importe qui sauf Milo.

Il était 14h lorsqu'il émergea de son sommeil, lequel tenait visiblement plus à la sieste qu'au repos complet: le teint pâle, grimaçant et plissant les yeux en voyant la lumière du soleil filtrer à travers les rideaux... Milo n'était vraiment pas fait pour le matin.
Il s'assit sur son lit en s'étirant douloureusement, faisant craquer ses articulations pour les obliger à reprendre du service. Il se leva et, avant même de passer autre chose par-dessus son boxer, ajusta sur son nez des lunettes de soleil.
La vision lui étant désormais beaucoup plus confortable, il regarda d'un air dépité le capharnaüm environnant; la pièce avait tout d'une petite chambre confortable: des rideaux rouge transparents, deux petites commodes, une lampe de chevet, un lit propre bien que non fait, un dressing laissant deviner que le propriétaire n'était pas dans le besoin... Un petit nid douillet. Voilà ce que la chambre de Milo aurait pu être, si sur ces commodes il n'y avait pas deux piles de bouquins d'électronique, des joints de culasse au pied du dressing, des raccords à ceux du lit, et des morceaux de fer soudé apposés contre le mur, à côté de la fenêtre. Milo avait bricolé toute la nuit. En fait, c'est ce qu'il fait quasiment chaque fois que Rae n'a pas à aller travailler le lendemain.

S'il avait la mine un peu renfrognée au réveil, ce n'était pas qu'à cause de l'agression lumineuse du Soleil, c'était surtout dû au fait qu'il n'avait pas finalisé ce qu'il voulait. Non pas qu'il soit confronté à un problème technique insolvable, il était tout simplement en manque de matériel. Son travail, bien que facile pour Rae, obligeait tout de même ce dernier à être enfermé toute la journée, ce qui finalement ne lui laissait que peu de temps pour aller démarcher et faire copain-copain avec des fournisseurs potentiels. Pour être tout à fait honnête, il n'y avait guère que Joe dans son carnet d'adresse pour lui fournir un peu de matos, via les voitures d'occase. Jusqu'à présent, Milo ne lui avait jamais demandé de pièces en sous-main, et s'était contenté d'acheter 2 vieilles voitures au rabais pour les dépouiller. Mais on ne trouve pas tout dedans, il lui faudrait élargir ses contacts, et se promis de le faire prochainement.

Se dirigeant d'un pas mal assuré vers la salle de bain, il passa une bonne demie-heure sous la douche, appréciant se détendre au contact de l'eau chaude. Lorsqu'il en sortit, la pièce baignait dans la vapeur, et le retour vers la chambre lui hérissa les poils partout sur le corps. Il remis ses lunettes de soleil, puis un boxer propre et un maillot de corps tout en se dirigeant vers la fenêtre dont il tira les rideaux pour regarder au-dehors.
La vue n'avait rien de spectaculaire. Un simple vis-à-vis sur le jardin bien entretenu d'une grand-mère. Tout en la regardant aggraver son lumbago avec un arrosoir trop lourd pour elle, il se demandait ce qu'il allait bien faire aujourd'hui. Au choix il pouvait faire un peu de rangement, aller à la rencontre de petits fournisseurs prêts à marchander sous le manteau, ou encore ne rien faire du tout et se la couler douce.
Mal réveillé, il opta pour la dernière option et se fit tout bêtement un petit en-cas tout en réfléchissant à la dernière fois qu'il n'avait pas mis le nez dehors: entre le dernier projet au boulot qui avait retenu Rae plus que de raison, et ses recherches personnelles en vu de son grand projet, cela faisait définitivement trop longtemps qu'une bise légère et chatoyante n'avait pas caressé son visage. Il troqua donc son maillot de corps pour une chemise blanche à motif d'or, enfila un jean à la hâte et une veste beige légère. Dans l'entrée, il pris les clés de sa Mercedes-Benz AMG et ferma la porte de son pavillon. Direction: chez Joe.

Joe Layton était devenu un ami. Même s'il l'avait approché de prime-abord pour son travail de vendeur de voitures, ce compagnon un peu bourru par moment s'avérait d'une manière générale très sympathique. Typiquement le genre de mec bien à qui il est arrivé de mauvaises choses et qui se le fait payer au prix fort. Milo a beau être quelqu'un d'intéressé, il n'en n'est pas moins à l'écoute et compréhensif, bien au contraire, les deux vont souvent de paire.
Au fil du temps, la glace s'est brisée entre les deux personnages. Même si ce sont deux styles différents, ils s'entendent. Ce n'est certes pas à la vie à la mort, mais au moins quelques soirées passées ensemble resteront de bons souvenirs.

En ce moment, Joe était un peu différent. Milo avait immédiatement remarqué dès sa première approche qu'il était... comment dire ? Nerveux. Un peu sous pression. Il avait composé avec et pensé que c'était son naturel, mais la dernière fois qu'il l'a vu -3 ou 4 jours- il avait semblé plus décontracté. Milo n'avait pas posé de questions. Pas plus que le nécessaire, il a très bien compris depuis le temps que Joe gardait pour lui beaucoup de choses, et que leur relation d'amitié n'était aucunement tenue à la confidence. Il respectait cela. En fait il préférait même. Mieux valait qu'il en soit ainsi, car si Joe ne se confiait pas entièrement, Milo n'avait pas à le faire non plus. Il ne savait pas encore jusqu'où sa relation avec l'ancien détenu serait amenée à évoluer. Dans le doute, mieux valait lui en dire le moins possible. Toutefois, ce changement était trop flagrant dans la passivité pour ne pas éveiller la curiosité.

Dans un dernier vrombissement de moteur, il gara sa voiture juste en face du domicile de Joe. Il en sortit beaucoup plus réveillé qu'il n'était sorti de son lit, et bien décidé à profiter d'une après-midi rayonnante avec pour ainsi dire le seul vrai copain qu'il avait à Colossus City.
Il ne se posa aucune question lorsqu'il avança d'un pas résolu, ses lunettes aux verres marrons clairs reflétant les rayons du soleil un bref instant. Joe était quelqu'un de relativement disponible, d'ailleurs la dernière fois qu'il s'était vus, c'était en pleine journée comme aujourd'hui. Peut-être qu'il avait droit à des vacances accordées par son employeur ?

Il frappa à la porte. 3 coups rapides, puis un autre. Comme d'habitude.
Pas de réponse.
Il frappa à nouveau, à l'identique mais simplement un peu plus fort.
Toujours aucune réponse.
Finalement, il n'était peut-être pas si disponible...
Milo avait déjà pris le parti de tourner les talons lorsqu'il entendit ouvrir. Il se ravisa et fit face à la porte qui s'ouvrait en lâchant un nonchalant

Et ben mon vieux, t'en a mis du... temps.

Le dernier mot était peut-être à peine audible. Il faut dire que la surprise était de taille. Car ce n'était un quadragénaire au look de cow boy qui se trouvait en face de lui, mais une jeune femme digne de figurer en première de couverture de n'importe quel magazine, vêtue d'une simple robe blanche.
Hypothèse une: Joe lui fait une blague en lui montrant une poupée gonflable.
Rejetée. D'abord c’est pas son style de blague, et ensuite, si la poupée en question était effectivement gonflée où il fallait, elle était bien réelle.
Hypothèse deux: à ce point mal réveillé, il s'était trompé de porte.
Rejetée. Au moment où il s'apprêta à murmurer une excuse de courtoisie pour le dérangement, il reconnu quelques objets dans la pièce visible à travers la porte entrebâillée et les bras nus de la jeune femme.
Troisième hypothèse: Joe s'était trouvé une petite perle pour lui rendre son semblant de vie plus agréable.
Valide.

Ne restait plus qu'à savoir s'il était là, quelque part dans le logis, ou si la perle en question était seule ici. Sans plus de mystère pour elle, il se présenta.

Désolé, je croyais que c'était... quelqu'un d'autre qui allait ouvrir. Moi c'est Milo. Je me permets d'entrer, j'ai l'habitude.

Ce disant, il pénétra dans le couloir en s'effaçant pour ne pas bousculer la dernière conquête (et quelle conquête!) de Joe. Comme il en avait pris le réflexe depuis la première fois qu'il était venu chez son ami, Milo ôta ses chaussures et posa négligemment sa veste sur un siège, tout en regardant un peu partout si l'heureux veinard ne se cachait pas quelque part, se préparant à sortir avec son plus beau sourire content. Mais non, pas là. Il alla voir du côté frigidaire au cas où, mais il n'y avait pas plus de Joe Layton là qu'en Alaska. Il se prit une bière et l'ouvrit avec les dents tout en retournant dans la pièce de séjour où il retrouva la jeune femme.
Comme cherchant confirmation, au cas il ne se serait absenté que temporairement, il lui demanda avant de boire une première gorgée

'Savez s'il va revenir bientôt ?

S'installant dans le siège sur lequel il avait posé sa veste, Milo ôta également ses lunettes pour les poser à côté. Lorsqu'il reposa les yeux sur celle qui se trouvait en face de lui, il fut... transporté. Le qualificatif pour elle ? Bombe. Mais la vraie. Celle qui fait du dégât massif, inévitable et irrécupérable.
Elle avait un visage d'ange, comme si ses traits avaient été dessinés et destinés à plaire.
Son regard respirait la grâce et la sensualité. Ses lèvres, pulpeuses et d'un rose déconcertant, donnaient envie de goûter cette sensualité. La peau d'un blanc pur et qu'on devinait très douce, des formes exquises. Un regard plus attentif rendit compte du fait qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Sa poitrine était donc aussi délicieuse que le décolleté de la robe le donnait à penser. Opulents, rebondis, Milo s'imaginait ces seins. Pour tout dire il la déshabillait du regard. Pas très correct pour une première entrevue, mais c'est pas à tous les coins de rue qu'on rencontre ce genre de nana. C'était un ange. Tombé du ciel. A ce demander comment diable Joe l'avait trouvé, et mieux encore, réussi à l'amener chez lui!

Se remettant de la surprise, Milo regarda à nouveau cette beauté inconnue dans les yeux. Il s'aperçut alors qu'il n'y avait dans son regard aucune lueur à laquelle il aurait cru s'attendre; aucune impatience ni colère de par son manque de tenue. Aucune surprise non plus. En revanche, elle avait l'air... perplexe. Le regard un peu vide, comme si elle faisait un tri quelconque dans sa tête.
C'est d'ailleurs ceci qui lui rappela que la belle ne lui avait pas répondu. Il reformula donc sa demande.

Dites, vous m'avez entendu ? Je vous demandais si vous saviez ce qu'il fabrique ?

Toujours aucune réponse. Plus surprenant encore, ses yeux brillaient d'incompréhension. Peut-être était-elle sourde ? Non, elle aurait adopté immédiatement le langage des signes. Alors la seule autre hypothèse c'est qu'elle n'allait pas bien. Peut-être une de ces femmes justement issues des milieux de la mode et qui finissent chargées comme des junkies à force de ne pas supporter la pression qu'on leur met. Milo se leva donc, posant sa bière à côté de ses lunettes, s'avança vers elle et porta ses mains sur ses bras, plongeant ses yeux dans les seins. Il était beaucoup plus grand qu'elle, il avait vraiment l'impression de regarder cette femme comme un grand frère regarde sa petite sœur.

Ca va ? ...

Il ne pouvait pas continuer. La petite sœur avait un regard bien trop envoûtant. Comme un piège qui se refermait sur lui vitesse Mach 2. Pour ne pas être victime lui-même d'une illusion de beauté (ce serait un comble!) il en revint à sa première demande.

Joe Layton ? Où est Joe ?

Cette fois, son regard s'anima.

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MessageSujet: Re: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Mer 12 Fév - 18:40


La Déesse aux pieds nus dansait et chantait dans la cuisine, se pensant seule dans le maison et les alentours. Si la demeure n'avait pas le luxe marbré qu'elle avait pu connaitre jusque dans les palais de l'Olympe, son confort la comblait tout a fait. Esclave pour la plus grande part de sa vie, elle n'avait jamais désiré autre chose ni davantage. Elle n'était pas du tout matérialiste et ne possédait absolument rien, considérant la robe que Joe lui avait offert et la tablette comme des prêts pour lui plaire que comme des biens à elle.
Sylla s'était attaché à Joe comme elle s'attachait souvent à ses maitres. C'était un homme bien, et elle savait que ce n'était pas une chose que l'on pouvait dire de tant de gens que ça. Elle n'était pas pour autant tombé amoureuse de lui. Rien de la sorte. Elle avait été perturbée devant son refus qu'elle devienne son esclave, devant ses explications des évolutions de la société, mais au moins, il avait bien voulu qu'elle reste avec lui. Elle aimait avoir une place, se sentir en sécurité, et n'aimait pas le danger et l'inconnu. Dans sa maison, elle avait pu prendre des repères, et commencer à se sentir en sécurité, malgré sa situation de réfugiée temporelle. Et elle passait ses journées a tenter d'apprendre l'anglais, et a comprendre ce a quoi pouvait servir chaque chose dans la maison.
Elle avait beau se savoir libre, son monde avait disparu, avec tout ce qu'elle connaissait, et elle préférait faire les choses une à la fois.

Elle avait vite appris a reconnaitre le bruit du moteur de Joe pour se précipiter à l'entrée quand elle l'entendait arrivé, mais n'ayant jamais entendu le moteur de la voiture de Rae, elle n'y prêta aucune attention, trop occupée à danser dans la cuisine. Tant de voitures passaient dans ces rues, elle s'était bien vite faite aux bruits qu'elle faisait, même si elle n'osait pas encore trop sortir pour les affronter ou chercher à les éviter.
Elle venait de finir un couplet quand on frappa à la porte. Sylla se figea. Elle ne connaissait pas ce bruit. De son temps, la plupart des portes étaient pourvues d'un lourd marteau de fer, et le bruit de ce marteau sur une porte était caractéristique, mais là, c'était comme si quelqu'un avait frappé avec son poing. Simplement son poing. A bien y reflechir, elle n'était pas certaine que ce type de marteau existe toujours sur les portes. On avait peut être frappé. C'était peut être quelqu'un à la porte.
Elle resta immobile un instant.
On ne lui avait pas donné d'instruction si quelqu'un venait frapper. Devait-elle répondre ? Ou au contraire surtout ne pas y aller parce que tel n'était pas son rôle et que de toutes manières, ce n'était pas elle que l'on pouvait venir voir ici ? Sans instructions, elle se sentait perdue. Il ai vrai qu'il lui avait dit et répété qu'elle était libre, et qu'elle devait faire ce qu'elle voulait, mais qu'est-ce que ça changeait ? C'était sa maison à lui, pas la sienne, même si il voulait qu'elle s'y sente comme chez elle. Et cela ne pouvait pas être elle que l'on venait voir.
On frappa encore à la porte, un peu plus fort.
Cette fois, plus de doute, on frappait bien à la porte.
Sylla, éternellement docile et obéissante, sans plus réfléchir, se dirigea vers la porte et posa la main sur la poignée de la porte. Elle la tourna et ouvrit lentement la porte d'entrée, tête baissée en signe d'humilité comme l'humble esclave qu'elle avait toujours été.
Ses cheveux étaient un peu en pagaille a force de danser et lui tombaient devant le visage. Elle n'avait même pas cherché à se rendre présentable avant d'ouvrir.
L'homme de l'autre côté de la porte commença a parler, pensant sans doute trouver Joe, avant de s'interrompre, surpris de tomber sur la jeune romaine.

Milo se présenta, mais il employa des mots et une tournure de phrase que la jeune femme, encore balbutiante dans ses notions d'anglais, avait un peu de mal a comprendre. Puis il entra. La jeune esclave à la tête baissée eu alors un reflexe qu'elle ne pu contrôler qu'in extremis. Elle avait fixé ses pieds, ses chaussures, et s'était apprêté à se mettre à genoux pour lui enlever et lui laver les pieds. C'était comme ça qu'on avait toujours fait de son temps avec ses invités, mais Joe lui avait bien expliqué qu'elle ne devait pas faire ça. Que cela ne se faisait plus. C'était pourtant une habitude enracinée en elle. Tout en fermant doucement la porte après lui, elle regardait ses pieds alors qu'il se déchaussait, préoccupée par cette espèce de débat intérieur, de lutte contre ses instincts et ses habitudes, et pour le coups, peu attentive à ce que l'homme pouvait dire ou vouloir.
Elle réalisait peu a peu qu'on lui avait dit qu'elle ne devait pas faire beaucoup de choses, mais qu'on ne lui avait absolument pas dit ce qu'elle devait faire ! Elle était dès lors très embêtée. Il n'avait pas l'air d'un brigand, et il semblait connaitre les lieux.
Il jeta sa veste sur un siège et se rendit dans la cuisine et se servit une bière dans le frigo avant de revenir dans le séjour auprès d'elle pour s'assoir.
Sylla restait debout, dans une posture classique d'esclave, comme au garde a vous, mais tête baissée, prête a recevoir les ordres. Elle ne savait pas ce qu'elle était censé faire. Devait-elle se présenter ? Lui proposer a boire ou a manger ? Non, puisqu'il s'était servi. Elle n'avait aucun point de repère.
Il lui posa de nouveau une question, elle pu reconnaitre le ton interrogatif, mais elle ne comprenait pas les mots. Elle croyait bien en comprendre quelques uns, mais n'arrivait pas a faire sens. On lui avait toujours appris à ne rien faire sans instructions précises préalables, et de se taire plutôt que de dire n'importe quoi. Et puis surtout, on lui avait répété qu'elle n'était plus une esclave mais une personne libre. Mais si elle savait ce que devait faire une esclave, elle n'avait aucune idée de ce qu'une personne libre était censé faire.

L'homme, un peu inquiet devant son absence de réponse se leva et se dirigea vers elle, portant les mains sur ses bras blancs et fins. Elle n'eu qu'un léger geste de recul. Plus grand qu'elle, il plongea d'abord ses yeux dans son décolleté, ayant grand peine a pouvoir regarder ailleurs, et elle releva doucement le visage, écartant une mèche de ses cheveux de devant ses yeux, la passant derrière son oreille. Elle releva les yeux et le regarda dans les yeux. Elle avait un regard craquant. Curieux, innocent, mutin, et pourtant incendiaire.
Il lui demanda si il allait bien, et là, elle compris les mots.

-Oui. Ça va. répondit-elle de sa douce voix avec un charmant accent européen. Elle semblait contente d'avoir enfin compris quelque chose et se mordit la lèvre inférieur d'excitation.
-Je… Je…Comprends pas bien la… La langue. expliqua-t-elle. J'apprends. Je parle pas bien encore.
Elle pouvait sentir qu'elle le troublait, et cela la mettait paradoxalement plus à l'aise. Au moins, de ce côté là, elle était en terrain connu.
Il lui demanda où était Joe. Elle reconnu le nom de Joe et répondit, dans un anglais très hésitant :
-Joe… Travail. Pas là. expliqua-t-elle. Joe est au travail. redit-elle comme on dit une récitation. Pas là avant…nuit.

Elle se glissa alors avec grâce et aisance hors des bras de Milo et se faufila a travers le séjour comme si elle flottait sur de l'air, pieds nus, sans faire le moindre bruit en marchant, pour aller chercher sa tablette. Elle l'alluma en tapotant sur l'écran, cherchant à utiliser l'appareil pour l'aider a mieux pouvoir trouver ses mots, même si il ne lui était d'aucune utilité pour comprendre ceux que Milo pouvait lui adresser.
Elle releva les yeux vers Milo.
-Laisser message ? demanda-t-elle, prête a lui tendre la tablette pour qu'il y écrive un message à Joe.

En observant l'expression de Sylla, et le langage de son corps, on pouvait facilement comprendre que si elle était très humble et réservée, elle n'en était pas pour autant effrayée. Il n'y avait aucune peur dans ses yeux. Au contraire, il y brillait une certaine curiosité enfantine et espiègle.
On lui avait juste toujours appris a baisser la tête et les yeux. Même quand elle était devenue Déesse, certains Dieux tels que Zeus attendaient d'elle une totale soumission.

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MessageSujet: Re: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Jeu 13 Fév - 7:14

The Price of Freedom

Tout se mit en place lorsque la jeune femme se mit à parler. Du moins, à articuler avec peu d'assurance les quelques mots qui avaient un sens pour elle. Elle était étrangère, et manifestement, n'était arrivée que depuis peu dans notre beau pays. Enfin beau... perverti surtout. Et d'après la légèreté dont son naturel était composé, il y avait fort à parier qu'elle ne ferait pas beaucoup d'enjambées au-dehors avant de terminer recluse au service des frasques sexuelles du premier désaxé venu. En d'autres termes: Joe était une des premières personnes, et sûrement la dernière avant Milo aujourd'hui, que cette créature improbable ait rencontré. Ce serait-elle présentée à lui, ou leur rencontre était-elle aussi fortuite qu'en cet instant ? Réponse indéterminée pour le moment.

La belle se dégagea d'un tour de jambes pour filer à l'autre bout de la pièce. Elle avait une démarche très aérienne, et arriva comme un murmure à l'objet qu'elle recherchait. Dans son regard, comme un plaisir innocent à utiliser cet objet, tel l'enfant découvrant un nouveau jouet et en cherchant toutes les fonctionnalités.

Réfléchissant à tout ceci, pris de court, il faut bien le dire, par une surprise aussi exquise, Milo ne se rendit compte que quelques secondes après que l'aérienne beauté ne se soit échappée de ses mains que cette dernière lui avait répondu. Joe est au travail. C'était presque mécanique. Non, pas presque. C'était mécanique. Comme s'il lui avait expliqué à la va-vite avant de filer, sans même qu'elle ne sache vraiment ce que ces 4 petits mots signifiaient agencés ensemble.

Milo n'avait toujours aucune certitude à propos de leur rencontre à tous les deux: Joe et sa nouvelle colocataire. Mais il se présentait assez bien le schéma expliquant la raison de sa présence chez son ami.
Puisqu'elle était étrangère, elle devait sûrement être aussi perdue au niveau linguistique que géographique. Aussi fraîche, aussi délicieuse à observer... n'importe qui l'aurait accueillie chez lui. Mais s'il l'avait fait, c'était probablement pour l'aider, lui offrir hospitalité le temps qu'il serait nécessaire pour elle d'apprivoiser un peu mieux ce qui l'attendait dehors.
Ce n'était pas très surprenant. Joe était quelqu'un d'une grande noblesse d'âme. D'autant que Milo pouvait en juger, il n'avait toujours pas trouvé de fond à la générosité et la gentillesse du cowboy lorsque quelque chose -ou quelqu'un- le touchait directement.

Laisser message ?

La pointe interrogative faisait monter sa voix dans les aigus. Une voix véritablement pimpante lorsqu'elle n'était pas entachée par ce sentiment de dépourvu et d'hésitation.

Ah ça oui, laisser message, oui oui.

Milo se tourna dans un coin du séjour. Malgré ce que l'apparence de Joe pourrait laisser penser, c'était toujours assez en ordre chez lui. Bien plus que chez Milo en tout cas.
Mais, il y a toujours, et ce chez n'importe qui, un coin un peu fouillis, on l'on trouve de tout et n'importe quoi.
Le visiteur se délecta d'une ou deux gorgée de bière avant de se saisir d'un stylo et d'un morceau de papier -une brochure pub- dont il utilisa le verso pour écrire.

Code:
Petit saligaud... Je suis passé cette aprem. Je t'ai trouvé très sexy quand tu m'as ouvert la porte mais malheureusement, c'était pas vraiment toi. Tu m'avais pas dit qu'Aphrodite logeait sous ton toit! Bon bah, à la prochaine!
PS: je t'ai pris une bière.

Voilà, laissé message.

Il s'approcha d'elle. Tandis qu'il écrivait, elle s'était remise debout, comme prête à répondre à la moindre demande de sa part, quand bien même elle n'y comprendrait rien.
Saisissant sa main droite par le revers, il la mit à plat à sa hauteur, afin de lui mettre le mot manuscrit dans la paume.

Toi donner à Joe quand lui rentré travail.

Lui laissant le temps de comprendre le sens de sa mission, Milo retourna dans son siège boire à nouveau. Plus on avançait dans l'après-midi, plus la chaleur se faisait sentir. Une bière bien fraîche faisait toujours plaisir dans ces cas là.

Tandis qu'il se rafraichissait, une question vint le turlupiner. Etrangère oui, mais d'où ? Milo connaissait bien quelques accents typiques mais n'avait pas non plus l'oreille absolue pour ce genre de choses -pour rien, d'ailleurs.
Il tenta donc différents verbiages à l'adresse de l'invitée.

Alors tu viens d'où ? demanda-t-il dans un français approximatif.
Pas de réponse.
Y como te llama ? lui jeta-t-il dans un espagnol en revanche très bien maîtrisé.
Toujours pas de réponse.
Il baragouina alors allemand, hollandais, finlandais, italien, russe, arabe... Tout l'inventaire de ses notions -même les plus infimes- linguistiques y passaient. Mais rien, aucune réaction. Pas la moindre petite étincelle dans ses yeux.

Et ben ça va pas être facile de faire la conversation,
reprit-il en anglais.
Je me demande bien d'où tu peux être... A te regarder comme ça, tu as pourtant le type européen...


Perdu, il porta à ses lèvres la bouteille de bière. L'air de rien, un petit bout de phrase dans quelques langues, ça vous fait vite une tirade qui donne soif.

Bah, c'est pas grave. Le temps de finir ça, je vais parler de moi.

Tout en buvant à petites gorgées, il parla. Et toujours en face de lui, toujours dans cette posture qu'elle gardait depuis l'instant de leur rencontre, elle l'écouta, sage, docile.

J'ai vu un doc' un jour. Il m'a dit que j'étais trop fermé et que je devais m'ouvrir aux autres. Leur parler, de moi, de mes problèmes. Que ça permettait d'avoir un recul dessus et de mieux pouvoir réagir. J'ai jamais cru à ce genre de baratin. Mais j'ai essayé quand même. Et tu sais quoi ? On s'est moqué de moi. Ou plutôt, on m'a jugé. Bien mauvaisement je dois dire. Et depuis ce jour je n'ai plus de famille... Je m'en plains pas. C'était le prix de ma liberté. Je les aimais pas. Mais tu veux savoir le plus drôle ? C'est que tout le monde s'octroie le droit de te juger, mais aucun ne te permets d'être leur juge. Si seulement tu pouvais comprendre et retenir ça... Surtout dans ce pays. On n'est pas égaux. Tout le monde rabaisse tout le monde.
Aliis si licet, tibi non licet, comme dirait l'autre.


Réaction. Immédiate.
Surprise ? Certainement.
En tout cas, l'étoile de la compréhension brillait aussi sûrement que lorsqu'il avait mentionné Joe pour la première fois.
Sans déc... serait-il possible que... le latin ?!
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MessageSujet: Re: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Jeu 13 Fév - 10:10


La plupart des gens, en découvrant Sylla si légèrement vêtue et ne balbutiant que quelques mots d'anglais hésitant, chez un homme de plus de 40 ans, se seraient sans doute imaginé qu'il s'agissait là d'une jeune fille au pair qui s'était mise à l'aise, comme elle devait avoir l'habitude de le faire chez elle, en l'absence du maitre de maison. Elle avait, il faut dire, tout d'une étudiante. En la voyant ainsi, personne n'aurait pu s'imaginer qu'elle puisse sortir de la maison ainsi, si légèrement vêtue. De même, si, en les voyant ensemble, elle et Joe, des remarques salaces et des railleries auraient fusées, en la voyant si jeune par rapport à lui, la plupart des gens n'auraient pas vraiment imaginés qu'ils puissent être "ensemble", et avoir réellement une autre relation qu'une relation père/fille. Sylla respirait la fraicheur et l'innocence, chacun de ses gestes et de ses regards étaient si candides et charmants, il était impossible de voir en elle une femme vénale capable de n'importe quoi pour de l'argent.

La belle Déesse, peu à l'aise avec la langue anglaise dont elle ne faisait a peine que commencer a grapiller quelques notions et apprendre des mots de vocabulaire, était bien incapable de soutenir une conversation. Elle ne comprenait pas la plupart des mots et ne savait que trop bien qu'en plus, la plupart du temps, il y avait dans les phrases des nuances d'importance, et que ne pas comprendre ces nuances pouvaient vous valoir le fouet. Enfin, de son temps.
Sylla avait échappé aux bras de Milo qui l'avait empoigné, agacé par son absence de repartis. Elle s'était excusé en lui disant qu'elle ne parlais pas bien anglais. Elle avait pris sa tablette informatique et l'avait allumé afin de chercher de l'aide avec le traducteur intégré qui pouvait traduire pour elle les mots et les phrases qu'elle tapait. Elle était pourtant assez intelligente pour se méfier de la grammaire approximative de l'appareil et se gardait bien de tout lire. Elle ne lisait que ce qu'elle comprenait, ce dont elle était certaine, quitte a passer pour une débile. Elle préférait passer pour une idiote que risquer de faire une gaffe qui serait mal interprétée.
Persuadée que la tablette électronique était le système moderne universel d'écriture, elle s'apprêtait à lui tendre en lui demandant si il voulait laisser un message à Joe, absent.

L'homme répondit par l'affirmative, mais, au lieu de tendre la main vers la tablette, il se retourna, à l'étonnement de Sylla qui ne comprenait pas, et alla prendre sur un coin de meuble un stylo et du papier.
L'intérieur de la maison était bien plus propre et rangé que d'ordinaire. Inhabituellement impeccable, même. Sylla avait passé ses journées à tout ranger, laver, organiser, même si elle ne comprenait pas l'utilité de bien des objets qu'elle avait rangé. Joe avait renoncé à l'en dissuader. Elle y tenait absolument. Et pas seulement par attitude de soumission, ni en guise de remerciement et de gratitude pour tout ce qu'il faisait pour elle, mais aussi parce que cela lui permettait de faire quelque chose, de se rendre utile, de s'occuper les mains et les journées tout en apprenant l'anglais. Elle n'avait pas redécoré non plus. Elle n'avait pas ajouté de fleurs ni rien changé ou ré-organisé, mais l'endroit était parfaitement propre et rangé pour un vieux célibataire sorti de prison. Sylla était une parfaite esclave d'intérieur, et elle en tirait une certaine fierté.

Ayant fini de griffonner sur le bout de papier, Milo s'avança vers Sylla, bière à la main, pris sa main, la leva et mis le papier dedans. Il était remarquable que Sylla n'eu pas le moindre reflexe de résistance quand Milo l'attrapa par la main comme si elle était une poupée, un objet inanimé. Elle avait l'habitude d'être traitée ainsi. Qui plus est, il lui parlait comme à une débile, imitant son absence de grammaire. Si elle ne parlait pas bien et ne comprenait pas davantage, elle savait pourtant reconnaitre comment on était supposé parler. Elle compris que le papier était destiné à Joe. Tête baissée, elle fit un oui de la tête en s'inclinant servilement encore davantage et s'éclipsa avec le papier, pour le ranger à la fois en évidence et en même temps pour qu'il ne puisse pas s'envoler, sous un presse papier, sur le bureau de Joe, dans la pièce à côté.
Elle revint rapidement dans le séjour. Milo s'était rassis et continuait de boire sa bière.
Par reflexe, Sylla, à peine entrée, s'était mise à côté de la porte du séjour, pour ne pas en gêner le passage, debout, un peu comme au garde à vous, mais avec la tête inclinée, comme pour attendre les ordres. C'était une posture assez inhabituelle de nos jours.

Milo se mit alors à s'adresser à elle en plusieurs langues. Et la pauvre jeune femme compris encore moins ce qu'il pouvait vouloir dire.
Sans comprendre un mot de ce qu'il disait, elle l'observait avec un regard curieux et patient. Une autre chose peu ordinaire dans ce regard était l'absence totale de jugement. la plupart des gens jugent les autres très vite et se montrent agressifs ou impatients, hors, dans le regard de Sylla, il n'y avait rien de tout ça. Elle n'avait aucune idée de qui pouvait être Milo, elle ne pouvait que présumer qu'il était un ami de Joe, son protecteur et bienfaiteur, et elle l'observait car c'était, après Joe, l'un des premiers hommes de cette époque qu'elle pouvait détailler a loisir.
Il lui parlait mais elle ne comprenait rien. Elle ne s'en formalisait pas, ayant l'habitude, en tant qu'esclave, qu'on lui parle sans vraiment lui parler, comme on s'adresse à une statue ou a un chien, sans attendre de réponse de sa part, juste pour pouvoir sortir ce qu'on avait sur le coeur. On pouvait pourtant voir qu'elle ne faisait pas du tout la sourde oreille. Elle l'écoutait avec application, tentant de saisir ce qu'elle pouvait. Même si elle ne répondait pas, on pouvait voir qu'elle faisait vraiment attention, et c'était une chose rare de nos jours, quand même vos amis, quand vous leur parlez, jouent avec leurs téléphones ou vous tournent le dos pour aller chercher quelque chose en prétendant toujours vous écouter. Elle n'avait pas le moindre regard vers sa tablette qu'elle tenait toujours dans sa main, posée contre sa jambe. Si elle avait pris cet appareil, c'était pour pouvoir trouver des mots pour lui parler, ou lui donner de quoi noter, pas pour jouer avec. Elle savait que la tablette ne pouvait pas l'aider traduire ce qu'il disait.
Comme elle l'écoutait avec attention, son doux regard mutin fixé sur lui, il semblait de plus en plus à l'aise pour lui parler et se confier à elle.

Et soudain, il sortit une phrase en latin.
Sylla sourit. Ça, elle avait compris.
-Quod licet Iovi, non licet bovi. ajouta-t-elle de sa voix douce et cristalline, plus familière avec cette formulation de cette maxime.
Elle avait un sourire plein d'espoir, complètement craquant. Peut être que cet homme parlait latin se demanda-t-elle.
Elle avança d'un petit pas et demanda doucement en latin :
-Vous parlez romain ?
Elle semblait pleine d'espoir, mais n'osait pas en ajouter davantage avant sa réponse. Peut être ne connaissait-il que quelques mots dans cette langue et rien d'autre. Elle savait que Rome avait tenté d'inculquer des notions aux pays qu'elle avait envahis, et ces locutions avaient pu survivre jusqu'à aujourd'hui, mais de là a vraiment parler latin.
D'une manière singulière, elle ne lui avait pas demandé si il parlait latin, mais romain, ce qui n'était pourtant pas une langue.

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MessageSujet: Re: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Ven 14 Fév - 2:48

The Revealing


Tout le temps où Milo parlait, elle était restée là, sans bouger, sans l'interrompre, et plus encore, sans manifester le moindre signe d'impatience. Pourtant, elle ne devait même pas avoir saisi le dixième de son propos! Il aurait aussi bien pu l'insulter d'un ton très calme qu'elle n'aurait pas cillé une seconde. Ceci ne traduisait qu'une chose: qui qu'elle soit et d'où qu'elle vienne, elle avait été habituée très tôt à vouer à ses interlocuteurs un respect qui, aujourd'hui, ne se retrouvait que très rarement, et pas chez n'importe qui. Etait-ce ce genre de respect qui vous mène à penser que vous valez moins que quiconque se trouve en face de vous ? Ou tout simplement une coutume ?
Pas de réponse là encore. Mais Milo avait été très touché par ceci, car mine de rien, il avait tout de même monopolisé la parole assez longtemps.

Il avait d'autre part été très sincère dans ce qu'il disait. Même s'il savait que ça ne servait à rien de la mettre en garde du comportement de certains individus dans la société contemporaine, il l'avait fait. Il aurait pu lui parler de n'importe quoi d'autre, mais non, c'est à cela qu'il en était venu. Pourquoi ? Aucune idée. Peut-être bien que la jeune femme, dans sa simplicité, sa candeur, avait inconsciemment éveillé le côté bienfaiteur qu'il avait pour Joe.
Ce n'était d'ailleurs si idiot que ça: elle était la protégée de son protégé.

Lorsqu'il se laissa aller à illustrer son propos par une locution latine -comme le font beaucoup les intellectuels ou autres personnes à la culture ouverte, il vit immédiatement sa réaction. Un petit sourire, et une lueur de joie dans son regard, soudain plus animé.
Milo ne s'y attendait pas. Encore une surprise, décidément! Allait-elle lui en sortir beaucoup encore ?

Du tac au tac, elle répondit à sa locution par une autre maxime latine.
Non seulement elle avait parlé cette fois avec une spontanéité et une assurance encore jamais rencontrée, mais en plus elle totalement à propos. Traduction ? "Ce qui est permit à Jupiter ne l'est pas aux vaches". Une façon détournée, mieux encore, une reformulation synonyme de sa propre phrase. C'était un peu comme si elle avait fait preuve... de répartie.
Ainsi donc, elle comprenait parfaitement bien le latin, et était capable de le parler spontanément également.

Milo réfléchissait à mille à l'heure. Comment était-ce possible ? Qui, de nos jours, serait capable de maîtriser au moins les locutions d'une langue morte depuis des siècles, sans même savoir vraiment parler une langue vivante ? Même le Pape n'en n'était pas à ce point !
Le visiteur formulait l'hypothèse d'un accident très brutal qui ne lui aurait laissé aucun autre souvenir que l'apprentissage qu'elle avait eu du latin. Il la jugeait mentalement plausible, et en même temps très improbable, tandis que la surprenante créature s'avançait d'un pas,
l'innocence, la joie mesurée et l'espoir la portant, lui demandant, en latin toujours, s'il parlait romain.

C'était une demande tout à fait orthodoxe. Il crut même plisser des sourcils et pencher imperceptiblement la tête sur le côté, tiquant sur ce mot.
Romain...
Elle lui avait demandé cela comme ça, comme on demande à quelqu'un s'il parle italien, chinois ou pakistanais. D'une façon très naturelle. Comme si elle, était romaine, parlant cette langue couramment, et lui un étranger dont elle souhaitait savoir si c'était aussi son cas.
C'était... vraiment curieux. Déstabilisant même. Car cela voulait nécessairement dire que le latin était sa langue! La principale! Et même, de ce qu'il avait pu en juger, la seule et unique.
Et puis, tel qu'elle l'avait dit, cela sous-entendait qu'elle était romaine. Au sens... sa nationalité. Ce qui est complètement impossible puisque la Grande Rome est morte environ 2 millénaires avant notre ère!
Est-ce qu'elle ce serait trompée, et voulait dire "latin" ? Si c'était sa langue usuelle, il n'y avait quasiment aucune chance que ce fusse une erreur.

C'était vraiment très étrange. Milo ne s'attendait absolument pas à cela, mais était bien décidé à faire le jour sur ces quelques éléments troublants.
Après tout, ce n'était peut-être qu'une folle, errante, qui se prenait pour une fille de l'antiquité et pensait et agissait comme tel. Pourtant... elle n'avait vraiment pas l'air dérangée. Et puis d'ailleurs, pourquoi irait-elle baragouiner en anglais si son personnage était romain ? Les fous ne sont pas subtils.

Il lui répondit en réfléchissant à ses mots. Même si Milo était quelqu'un de très cultivé et n'oubliait que peu de choses, jamais il n'avait encore eu une discussion en latin. Il remettait donc mentalement dans l'ordre ses mots avant de les faire sortir de sa bouche. Ainsi, il lui répondit

Je te comprends, et je peux te répondre.

Le tutoiement avait été instinctif.
Milo est quelqu'un de très sociable. Il brise la glace assez facilement. On pourrait même dire que son caractère sociable prend le pas sur son côté calculateur: d'abord il approche, tire des infos, et vois ensuite s'il peut les exploiter. C'est ainsi qu'il parvient à lier manipulation et amitié sans que jamais rien ne transparaisse. Or pour rapidement tisser un semblant d'amitié avec quelqu'un, il faut savoir s'en montrer proche sans paraître brutal. Ce qu'il sait très bien faire.
Mais ce n'était pas la seule raison pour laquelle il avait employé cette familiarité.
La jeune femme était d'une fraîcheur et d'une innocence si envahissante qu'elle attirait forcément les autres à elle. D'instinct, ils voulaient s'en approcher.
Alors Milo s'était approché d'elle, par ce tutoiement. Comment s'éloigner d'un ange aux airs si purs et enfantins ? Impossible. Elle était là, dans Colossus City, jeune, désespérément belle, magnifiquement insouciante et surtout dramatiquement perdue. Et lui, Milo, était sans aucun doute le seul qu'elle connaisse qui puisse dialoguer avec. Le seul à pouvoir lui expliquer les choses d'une façon qu'elle pouvait comprendre. Le seul à être en mesure de la mettre en garde.
S'il fut tenté d'en abuser ?
Un bref instant.
S'il le ferait ?
Non.
La demoiselle était comme un diamant brut, que jamais on n'aurait pensé trouver dans une mare de boue. C'était un petit bijou, rayonnant, dont l'éclat pouvait changer sinon la face du monde, au moins la vie de tous ceux qu'elle rencontrerait. Cet éclat devait continuer d'irradier.

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MessageSujet: Re: La danse de la Déesse [PV Milo/Sylla]   Ven 14 Fév - 10:19


Le simple fait d'avoir une audience réellement attentive poussait souvent les gens a s'ouvrir et se confier. Même si elle ne comprenait pas vraiment la majorité de ce qu'il disait, on pouvait clairement ressentir que Sylla était très attentive a chacun de ses mots. C'était déjà tellement plus que ce que pouvaient faire la plupart des gens aujourd'hui. Elle paraissait plus que patiente, elle paraissait sincèrement intéressée en l'écoutant, et même si elle restait debout, on pouvait sentir sa modestie, et on avait l'impression qu'elle se faisait toute petite.
Quand il fini son discours avec une locution latine, elle sourit et répondit avec une maxime similaire dont elle avait davantage l'habitude. Cela lui avait fait un plaisir innattendu d'entendre quelques mots dans sa langue, elle qui était perdue si loin de chez elle dans ce monde si étrange et inconnu dont elle ne commençait qu'a comprendre que quelques mots. Elle s'était illuminée un instant, un sourire si sincère et innocent sur les lèvres.
Elle n'avait aucun moyen de savoir si il connaissait davantage de latin que ces quelques mots, mais elle lui demanda pourtant, en latin, si c'était le cas. Elle s'était avancée d'un pas vers lui, pleine d'espoir de trouver quelqu'un a qui parler.

Il sembla surpris et réfléchis un instant en la regardant avant de lui répondre en latin qu'il la comprenais et pouvait lui répondre. Le sourire sur le visage de la jeune femme s'agrandis encore davantage, elle était vraiment heureuse et elle rayonnait.
Elle jeta doucement la tablette informatique qu'elle tenait jusque là sur le coussin d'un fauteuil à côté d'elle. Elle n'en avait plus besoin. Sur l'écran qui se mettait en veille, on pouvait encore voir son logiciel de traduction latin/anglais.
Visiblement ravie, elle posa la main sur sa poitrine et se présenta, ne cherchant plus a parler anglais, ne s'exprimant plus qu'en latin :
-Je m'appelle Sylla. Je suis désolée, je n'ai pas très bien compris votre nom tout à l'heure. Je ne parle pas encore très bien la langue qui se parle ici. Je viens seulement d'arriver et tout me parait si différent et étranger. Il me faut un peu de temps pour m'habituer. s'excusa-t-elle.

Malgré son enthousiasme, elle conservait néanmoins une certaine distance, restant debout et loin de lui, de s'avançant pas davantage.
-Vous êtes un ami de Joe ? Ou un membre de sa famille ?
Elle avait tant de questions a poser, sur tout ce qui l'entourait, sur ce monde, sur toutes les choses, et même sur Joe lui même dont elle ne savait pas grand chose. Mais déjà, il fallait qu'elle en apprenne davantage sur son invité. A nouveau, elle regarda les pieds de Milo, habitée par le reflexe qui ne voulait pas la quitter de les lui laver. C'est ce qui c'était toujours fait, ce qu'elle avait toujours fait, et elle avait beau savoir que cela ne se faisait plus, c'était difficile de lutter contre des habitudes si profondément enracinées.


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